[ Les maux de trop, le mot de trop ]

[ Les maux de trop, le mot de trop ]
Aimer

La définition de ce mot est bien vague et peu représentative. Je n'aime pas aimer. L'amour, à part le faire, est quelquechose de bien pauvre. Un "Je t'aime" lancé entre deux lignes, quelques mots qui ne prendront pratiquement jamais le sens qu'ils doivent avoir. Je ne comprends pas, cet entêtement à vouloir gâcher ces quelques précieux moments de sincérité, ces quelques choses qui devraient être si rares et données avec le coeur. Le pire restera cette sensation d'avoir raté quelquechose après tout ça. S'il m'aimait, il l'aurait fait pour moi. S'il ne m'aimait pas, il ne l'aurait pas dit. A moins que? Suis je bête. "Je t'aime", oui ou non, après tout, le plus grotesque est le fait d'y croire sans se poser de question. La naïveté en aura tué plus d'un, c'est un peu dommage mais bon. Bizzarement, chaque personne s'accordera à dire que quand on aime, la confiance est forcement là, mais? Pourquoi alors s'entêter à vouloir contrôler les sentiments de l'autre? Pourquoi le mettre à l'épreuve? La confiance n'est pas si inébranlable apparement. Après l'amour qu'y a t'il? La haine. Je ne comprends pas ceux qui cherchent sans relâche à aimer, je ne me comprends donc pas. Je suis tiraillé entre l'envie insassiable de faire plaisir, de pouvoir offrir un peu de ma personne a quelqu'un que je considérerai comme partie entière de ma vie, et pourtant. Chaque jour un peu plus je rétrécie le champ qui sera accordé à cet inconnu. J'ai peur, de le faire, de le dire, de le vivre, ce foutu amour. L'impression qu'on va encore me juger pour le comportement que j'aurai, surement trop enfouie dans une relation de passage, qu'on me dira de laisser à distance pour ne pas avoir mal. Personne n'y comprends rien, personne ne me comprend et puis c'est tout. Comment pouvoir "construire" sans bâtir. Si je ne donne pas tout, si je ne me permets pas de mettre à plat le bas de ma future habitation sentimentale, comment pourra t'on monter les murs? "Ne te donne pas". Combien me l'auront dit? Combien de fois aurais je essayé d'entraver ce conseil, pour tomber encore plus bas? Certainement beaucoup trop. Alors j'attends. Marre de toujours vouloir provoquer des évênements, l'amour est insaisissable, et ce n'est surement pas internet qui pourra l'attraper. La stupidité des 3/4 des gays de croire que l'amour apparaitra sur un écran, j'en ai fait partie, mais plus maintenant. J'ai un rendez vous mercredi, le dernier que j'accepterai à contre coeur. Lassé de me forcer en me disant que cette fois ci se sera peut être le bon. Marre de mentir à celui que je dois confronter à chaque fois.

Regarde moi dans les yeux, et je te reconnaitrai. Esquisse un sourire, et je te sourirai. Prends moi dans tes bras, et je t'embrasserai. Donne moi le sentiment d'être, et là je t'aimerai.
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# Posté le vendredi 30 janvier 2009 14:50

[ Enigme 1 ]

[ Enigme 1 ]
Quatre heures.

Quatres heures, puis c'est terminé. Battement de coeur insouciant, regard perçant de l'horizon qui s'affirme, elle a encore donné la vie. Quelques minutes cruciales, de traversée du desert maternel, de sortie miracle d'un être, qui a son tour goûtera à l'existence. Des os en croissance, et une âme en rebellion, tendre enfance perdue entre douleur et compassion. Les quatres heures du destin se font parfois longues et sinueuses, quelques notes grave pour accompagner des actes souvent trop peu réfléchis. Charpente cavitaire d'un monde parfois trop fermé, qu'on fabrique, qu'on referme pour ne laisser y rentrer que celui qu'on attend depuis toujours. Bulle instable et fragile, retour à la réalité parfois trop dur à accepter. Quatres heures chaques jours, quatres moments de ressources, puis 21 autres de douleur interne. 365 jours, à tourner en rond, à bâtir des chemins qui ne nous meneront qu'au cercueil froid des cimetières oubliés. Vivre avant de mourir, vivre pour préparer la suite, pour essayer de trouver de quoi tenir jusqu'à ce que le corps abandonne l'esprit. Une année passe, l'autre trépasse, et c'est encore la même chose. Debout, assis, couché, à genoux, acroupi, balancé, tourmenté, froid, chaud, mouillé, sec, malade, pleurant, riant, souriant, écrivant, oui; surtout écrivant. Des mots jetés en l'air sans moindre signification pour le monde autour. Chacun de ceux ci a été choisi avec amour et discernement pour poser sur ecran interposé tout ce qui ne se garde pas à l'interieur par crainte de devoir se foutre en l'air un peu plus tôt que prévu. Suicidaire? surement pas, juste trop partagé entre toutes ces choses vivantes sur Terre. Une seule chose de bonne aux yeux de celui qui aura le don de parler pour ne rien dire : l'amour indécis et délicieux, le prélude de la séduction aux saveurs romancières, fleur bleu trempée dans l'élexir des escapades amoureuses des belles histoires à l'eau de rose. Quatres petites heures. Se lever et redécouvrir le monde disparu lors de ce sommeil purgatoire, premier heure. Retrouver ceux qui ont toujours été là en tant que soutien, deuxième heure. Rentrer et se mettre au travail, jusqu'à s'arrêter, troisième heure. Et rêver de cet être si attendu, imaginaire qui ne peut nous trahir. Bonheure intense de croire qu'il nous appartiendra à jamais, dans un monde lointain où seul le sentiment est le maitre mot de chacun d'entre ceux qui déambule dans le couloir de l'éternel. La quatrième heure est si sereine, si bordée de fantasmagories permises à cet instant précis. J'aime ma quatrière heure. Rêver encore une fois avant de repartir de plus belle vers la toute premiere, de ce cercle vicieux que nous n'éluciderons jamais. Et bientôt je vais naître, attendons encore un peu qu'il arrive, ce bel amour qui saura me libérer de ce desert maternel protecteur, et qui m'apprendra à vivre.

Je t'aime mon amour imaginaire, plus que tout et plus que jamais. J'espere qu'un jour tu deviendra réalité.

# Posté le mardi 27 janvier 2009 07:45

Modifié le jeudi 29 janvier 2009 18:30